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T'es une fille? Pas d'bol !





Gros coup de gueule et celui-là est bien mérité.

J'ai vraiment aucune envie de ménager qui que ce soit ce soir.

Je vous parle de sexisme, je vous parle de discrimination

"Tout de suite les grands mots !"

Ca vous parait vague?



Ok alors entrons dans le vif du sujet.


Sachez Mesdemoiselles que vous n'avez pas le droit d'être jolies.
Pas plus que d'être agréables, d'avoir de l'esprit ou de la répartie.


Pire ! De l'humour !


Vous en doutez? Vous avez tort.

Parce qu'il semblerait que malheureusement si vous cumulez ce genre de défauts, eh bien vous êtes une s... Sale petite emmerdeuse? En tout cas vous le serez si vous ne cédez pas aux avances du premier mec qui passe.

Vous existez? C'est de votre faute (arf, même pas celle de vos parents).


Eh oui ! Bienvenue dans le monde des hommes.

Une petite visite?


Un homme vous trouve jolie?

Jolie mais un peu aguicheuse non?

Aguicheuse?
Mais vous avez des cernes, vous brillez (un truc de filles encore), vous vous êtes fait un vieux chignon sur la tête et en plus vous avez un morceau de salade coincé juste là depuis midi, rha c'est chiant d'ailleurs... !

STOP !

C'est déjà trop !
Première leçon, si on vous trouve jolie, c'est de votre faute.
Logique à toute épreuve !

Je sais pas comment je fais pour être aussi brillante parfois, je m'étonne moi-même.


Et surtout si vous êtes jolie, c'est clairement une invitation.
Fallait pas être jolie.

Et je ne vous parle même pas des vêtements "qui pourraient laisser entrevoir un morceau de peau".

Une véritable incitation au viol !


Attendez, c'est comme mettre une mini jupe.
Ou une jupe pas trop courte !
Ou une robe !
Voire même une vieille robe de chambre !

Stop !
Faut pas déconner les filles !


Si un mec vous met une main au cul ce sera normal.

D'une vous l'aurez cherché,
De deux vous l'aurez bien mérité (ça vous apprendra),
De trois faudra pas venir chouiner.

Et puis quoi encore...


Vous faites comment alors?
Vous vous camouflez.

Comment?

Vous vous démerdez !
Je sais pas moi, un peu d'imagination.

Pis faudrait pas trop m'en demander non plus.

Déjà que vous passez votre temps à chauffer les gars là...
Avec votre petit sourire...
Et votre brin de salade...


Parce que oui tout à fait, dans le "Grand live pour les mecs" ya marqué qu'une fille avec un bout de salade sur la gencive c'est une fille qui fait des pipes sur demande.

Et non ce livre n'est pas consultable par la gente féminine.
En fait on parle de livre histoire que ça fasse un peu plus intello mais c'est juste un post it crasseux qui dit "Toutes les filles sont bonnes à baiser".

Donc bout de salade ou pas, c'est la même chose !

Eh oui, la vie des hommes est tellement simple, on en rêverait.


Trêve de médisances, spas mon genre en plus, passons à la suite !


Vous êtes sympa?


Vous vous avez envie de tirer un coup avec votre collègue de bureau.
La preuve ! Vous lui avez fait la bise et vous lui demandez comment s'est passé son week end !

Sérieux mais quelle idée d'être gentille aussi?

Dans le "Grand livre pour les mecs" (encore lui), ya marqué aussi que si une fille vous adresse la parole, c'est qu'elle "attend que ça".

Franchement c'est évident pour tout le monde sauf pour vous?

Bah faut se réveiller les nanas !

Non faut pas être gentille, faut être méchante.

Mais pas trop, yen a que ça excite.


Bon écoutez, parlez pas.


Voilà ! Vous parlez pas ! C'est la solution !

Et si quelqu'un insiste, vous partez vous cacher.

En même temps, si vous avez suivi mon premier conseil, vous aurez peut être préféré porter une combi de ski avec capuche, cagoule et lunettes qui couvrent la moitié du visage.

Donc vous avez une bonne excuse pour ne pas parler !


Ah ya pas à dire, ça fait du bien de trouver des solutions pour rendre la vie des filles plus simple !


Un jour vous me remercierez.


Par contre je me vois dans l'obligation d'aborder le douloureux problème de l'humour alors qu'il ne devrait même pas se poser.

Après tout, là, normalement, à part faire rire avec votre combi en plein mois d'août, votre potentiel comique est limité.

Mais imaginons, imaginons, que des inconscientes n'aient pas suivi mes premiers conseils !

Qu'on les pende !


Alors là on plaisante plus et je vais être très franche avec vous : JAMAIS D'HUMOUR.

Ca c'est totalement interdit.

Surtout pas si ça concerne les hommes (coquine), les femmes (à trois c'est encore mieux), les animaux (comme les vidéo censurées sur le net), les lieux divers et variés (bah ouai faut faire l'amour ailleurs que dans un pieu des fois), tous les objets bien sûr (l'homme a beaucoup d'imagination)...

Pas d'humour, impossible.


Parce que l'homme lui va rire (par politesse) mais il ne comprendra pas que vous plaisantez.

Non !

L'homme considère que les femmes ne plaisantent jamais, elles sont toujours sérieuses.
Toujours un fond de vérité.
Si si...

SI ON VOUS LE DIT !

Et bien sûr, mais ça vous le saviez déjà, quand les femmes disent non, elles sont joueuses et elles pensent oui.

En gros quoi que vous direz, ce sera un "oui prends moi" que le spécimen masculin que vous aurez en face de vous comprendra.

Je vous rassure, le cerveau des hommes restera un mystère pendant encore bien des millénaires.


Si malheureusement vous n'avez pas suivi mes conseils à la lettre, et ça c'est vraiment pas bien, un homme risquerait de penser que vous vous intéressez à lui.

Eh oui...

Même si ce mec est con (pléonasme? <-- pour les hommes : consultez le dico, promis c'est pas un mot d'argot en rapport avec le Q), qu'il ressemble à rien, qu'il a déjà trois femmes, neuf gosses et qu'il va fêter ses 82 printemps?

Oui, toutes mes condoléances...


Et si ça arrive que ce soit
bien clair, entre vous et moi (Elie sors de mon corps ! <-- exemple typique de blague qu'un homme ne comprendra pas, il pensera que vous fantasmez déjà sur vos prochains corps à corps endiablés, sans comprendre néanmoins pourquoi vous voulez l'appeler "Elie" dans l'intimité),

Bref si ça vous arrive, je ne vous défendrais pas !


Mais heureusement vous aurez votre amoureux, votre chéri !

Vous savez, celui qui n'est pas comme les autres?

Lui il vous comprend !


Celui qui vous aime parce que vous êtes un être humain à part entière !

Qui vous soutient, qui vous fait confiance, qui se bat avec vous !

Envers et contre tous !

Yes we can !


Celui qui vous dit : "Sérieux tu l'as pas un peu cherché quand même?"

Ou pire : "Tain mais arrête d'allumer tous les mecs qui passent !"

...


Bon.. en fait on oublie le copain, c'est qu'un homme après tout.



Alors cherchez pas c'est de votre faute.


Ce sont eux les victimes de vos provocations honteuses !

De vos sourires démoniaques !

De vos blagues ambigues !


Les hommes ne peuvent pas réfléchir? Nuance, ils ne veulent pas réfléchir et puis c'est plus facile de mettre ses conneries sur le compte de la testostérone.

Lacheté?

Exactement.

Ils s'autorisent à dire, penser, faire de la merde parce qu'ils ont leur carte de "Membre du clan des cromagnons" et que, bingo, la carte leur est livrée le jour de leur naissance avec pas mal de privilèges et de réducs en tout genre.

Cherchez pas, pas de carte gold pour les filles, au mieux une réduc sur le menu Big Mac.

Bah oui, les hommes, c'est pas pareil !
Ils ont des besoins, ce sont des animaux, ils ne peuvent pas se contrôler.

Sans dec? Votre maman vous a jamais expliqué ça?

Ca c'est le prétexte qui leur permet de vous faire croire qu'ils ne peuvent pas brancher les neurones et être aussi intelligents que vous les filles !

LES HORMONES !

Bizarrement faudrait les prendre pour des êtres pensants et évolués, sauf quand être con leur sauve la mise...


Qu'on se le dise, quand ça les arrange les mecs passent en mode no brain, pire, ils le revendiquent !

Pire ils en sont fiers?

Oh my goddess...


Oui je sais, au lieu de fantasmer sur une partie de jambe en l'air parce que vous avez pris l'ascenseur ensemble et que vous l'avez regardé, plus de 2 sec, dans les yeux (c'est un signe), il pourrait au moins prendre la peine de s'assurer qu'il ne se méprend pas sur vos intentions?

Oui je sais que vous êtes tout à fait capable de remettre un type à sa place, sauf quand vous ne savez pas qu'il n'est pas à sa place. Vous n'êtes pas du genre à penser que chaque type qui passe vous imagine sous ses draps car vous avez eu le culot d'esquisser un sourire? (Je vous ai dit de vous cacher et qu'il ne fallait pas être gentille et agréable de toute manière).

Je sais tout ça, vous êtes une fille !
Mais comprenez bien que l'homme se croit intéressant et pense avoir sa chance quelle que soit la situation, quelle que soit la fille, c'est pathologique.


Enfin vous allez me dire : "Mais Purple Girl, si un mec pense que je veux coucher avec lui alors que j'ai une combi de ski, une cagoule, que je ne parle pas (pas plus que Kenny) et que je me suis cachée sous le bureau, c'est pas de ma faute ! C'est lui le tordu !"

NON !

Vous avez du faire quelque chose qu'il ne fallait pas, c'est tout.

C'est votre faute on vous dit !


Briseuses de couples !

Fouteuses de merde !

Aguicheuses !

Salopes !



Vous ne pouvez vous en prendre qu'à vous-même !


Je vous aurais prévenues !



C'est pas sympa?


Sauf que c'est pas moi qui le dit.

C'est pas moi qui le pense.

Mais c'est monnaie courante.



Pas d'bol, fallait pas être une fille !

Change de camp à ta prochaine résurrection.




PS : J'vous emmerde !

Je suis comme je suis et ça me convient parfaitement.
Les frustrés et autres hallucinants, merci de vous frotter à la jambe d'une autre, ça me fera des vacances.

Posté le 01/05/2009 | 295 consultations | 4 commentaires | Voir et commenter l'article

Pense à moi

Mais si tu crois un jour que tu m'aimes
Ne crois pas que tes souvenirs me gênent
Et cours, cours jusqu'à perdre haleine

Viens me retrouver

Si tu crois un jour que tu m'aimes
Et si ce jour-là tu as de la peine
A trouver où tous ces chemins te mènent

Viens me retrouver

Si le dégoût de la vie vient en toi
Si la paresse de la vie s'installe en toi

Pense à moi

Pense à moi

Mais si tu crois un jour que tu m'aimes
Ne le considère pas comme un problème
Et cours oui cours jusqu'à perdre haleine

Viens me retrouver

Si tu crois un jour que tu m'aimes
N'attends pas un jour pas une semaine
Car tu ne sais pas où la vie t'amène

Viens me retrouver

Si le dégoût de la vie vient en toi
Si la paresse de la vie s'installe en toi

Pense à moi

Pense à moi

...


Posté le 09/04/2009 | 345 consultations | 2 commentaires | Voir et commenter l'article

Vous avez dit fantasmes?




"C'est quoi tes fantasmes?"

Je me suis toujours trouvée bête face à cette question posée par un XY.

Tout simplement parce que la plupart du temps je savais que nous n'avions pas du tout la même définition de ce qu'est un "fantasme".

Pas la même expérience, pas la même perception des choses.


Pour la plupart des hommes avec qui j'ai pu échanger à ce sujet, un fantasme se définissait toujours selon trois critères principaux : les protagonistes, la position/pratique sexuelle et le lieu/la situation.


On mixte le tout et ça donne ça :

- J'aimerais que ma copine me fasse une fellation dans une cabine d'essayage.

Ou encore ça :

- Je rêve d'avoir deux femmes dans mon lit.


En gros c'est un fantasme de type Polaroïd, une réalisation real tv.

Et là effectivement on ne peut pas se comprendre, souci de longueur d'ondes.


Parce que mes fantasmes seraient plutôt du type longs métrages avec bonus DVD.

Bien sûr il y a des acteurs mais aussi des figurants avec ou sans costume. Une situation mais surtout des décors, une atmosphère, une époque. Une histoire bien sûr, et des événements, un scénario. Et puis des dialogues. Un éclairage et un peu de musique.

Sans oublier les sentiments et les émotions.

C'est une réalisation complète, entière.


Lorsqu'ils me parlent de fantasmes, ils me parlent de choses ancrées dans la réalité.

C'est là, c'est tangible.

Mais ce n'est pas mon univers.

Dans mon imaginaire à moi il n'y a aucune limite, aucune logique.

Pas d'espace ni de temps.

Aucune frontière.


Alors bien sûr je ne peux pas leur parler de mes fantasmes comme ils l'attendent. Car ce qu'ils voudraient c'est une liste de choses à faire, à plus ou moins long terme, que je pourrais cocher au fur et à mesure.

Mais mes fantasmes ne sont pas réalisables et ne cherchent pas à l'être. Ils existent pour colorer mon univers, adoucir la réalité, attiser mes désirs.


Et d'ailleurs quand bien même j'essaierais d'expliquer avec des mots ce à quoi pourrait ressembler un de mes fantasmes, je ne suis pas sûre que mon interlocuteur me comprendrait.

D'ailleurs en suis-je moi-même déjà capable?


Les fantasmes qu'ils partagent avec moi sont du premier degré. Il n'y a rien à comprendre, rien à chercher. Tout est là, sur le papier. Clair net et précis.

Or mes fantasmes viennent du monde des rêves et ils partagent avec lui la maitrise du sens caché.


Lorsque l'on parle d'un fantasme répandu auprès de la gente féminine comme le fantasme de viol, il parait bien évident (du moins je l'espère) qu'aucune femme ne rêve de vivre une expérience aussi douloureuse et traumatisante.

On est ici dans le domaine du symbolisme. La violence apparente de ce fantasme cache par exemple une envie d'exister en tant qu'objet d'un désir absolu. Symbole d'une féminité affirmée et valorisée. La soumission peut quant à elle illustrer un désir de vivre certaines expériences intimidantes sans culpabilité car imposées par la force.

Et des interprétations comme celles là il en existe beaucoup.

Il y a sûrement autant de vérités symboliques que de femmes qui fantasment et de fantasmes de femmes.


Mes fantasmes ne sont que la partie visible de l'iceberg et n'ont aucune finalité.

De toute manière ils perdraient immédiatement toute dimension fantasmagorique s'ils devaient être confrontés à la réalité, obligatoirement décevante face à un imaginaire absolu.


Alors non Messieurs, les fantasmes dont vous me parlez, je n'en ai pas.

Et ceux que je vis ne sont pas de ceux qui s'expliquent ou qui se partagent.


Ils sont une part de ma personnalité, de mon intimité et de mon jardin secret.

Posté le 17/12/2008 | 729 consultations | 7 commentaires | Voir et commenter l'article

Six petits bonheurs




Taggée par ma potine DD, je vous présente six des petits bonheurs de ma vie.

Très difficile de faire le tri et d'en sélectionner si peu, ce seront donc six des petits bonheurs qui me passaient par la tête au moment de la rédaction de cet article :)





Les câlins, quand je ferme les yeux et que le monde s'efface dans la chaleur, la paix retrouvée et l'amour.




M'endormir quand mon corps et mon esprit ne demandent plus que ça, ce moment magique où j'ai l'impression d'aimer ma couette plus que tout au monde juste avant de sombrer.




Quand mon fils rigole et que du coup il me fait rire et que du coup je le fais rire encore plus et qu'au final je finis par avoir mal aux abdos.




Les sucreries, douces et rassurantes.




Quand j'ai la tête remplie d'idées et que je me lance à corps perdu dans un projet avec l'impression de pouvoir changer le monde.




Recevoir quelque chose que j'attendais depuis longtemps avec les étoiles dans les yeux et le cœur qui sautille dans ma poitrine.


Et voilà les six blogs que je tag en retour !

A vous les copines !

Nébuleuse
Sencia
Ness
Mari6s
Tjnanou
L'Innocente



Posté le 13/12/2008 | 515 consultations | 5 commentaires | Voir et commenter l'article

Le vase de l'amour




C'est l'histoire d'un vase.

Il est posé là, bien en évidence.

Au départ il est vide et puis le temps passant il se remplit.


Doucement, très doucement.

Une larme versée, encore une, et une de plus.


Mais après tout quelques larmes ne suffiront pas à le faire déborder.

Et puis ce vase semble sans fond.


Parfois on jette un regard mais impossible de juger.

 Incapable de voir que le précieux liquide s'accumule inexorablement.


Mais un jour une larme, une simple larme, celle là même qui nous semblait inoffensive, le fait déborder.

Et on se retrouve mouillée, glacée de l'intérieur.

Le cœur ankylosé et les sentiments engourdis.


Le soucis ce n'est pas cette larme de trop mais toutes celles qui ont coulées avant.

Dans une indifférence
totale.

Indifférence face à ces petites blessures qui ne causeront pas de grand malheur.

Que l'on pense...


Il aurait suffit de les sécher ces larmes, de laisser cette eau s'évaporer un peu.

Une pause, un stop, un break.

Arrêter de remplir le vase en croyant que l'amour gagne toujours à la fin, envers et contre tout.


Une attention quotidienne à prodiguer.

Prendre soin de l'autre.

Même quand ses maux nous semblent aussi futiles qu'une simple larme.

Surtout quand on ne comprend pas.


Le cœur humain a ses limites, insondables mais elles existent.



N'attendez pas la larme de trop.



Posté le 13/12/2008 | 518 consultations | 3 commentaires | Voir et commenter l'article

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